AROUND ART VIDEO 2021

Jacqueline Mesmaeker

Jacqueline Mesmaeker
Jacqueline Mesmaeker

Jacqueline MESMAEKER

MATTHIS & NAOÏSE

2002


Deux portraits muets en référence à Holbein.

Œuvre vidéo en diptyque


MATTHIS

2002

Réalisation: Jacqueline Mesmaeker

Prise de vue: Jacqueline Mesmaeker

Montage: Jacqueline Mesmaeker, Philippe Van Cutsem

Collaboration: Reggy Timmermans

Remerciements à Matthis

1’06’’, mini DV numérisé, couleur, sans son


NAOÏSE

2002

Réalisation: Jacqueline Mesmaeker

Prise de vue: Jacqueline Mesmaeker

Montage: Jacqueline Mesmaeker, Philippe Van Cutsem

Collaboration: Reggy Timmermans

Remerciements à Naoïse

7’30’’, mini DV numérisé, couleur, sans son


C’est entre les images que s’effectuent, de plus en plus, des passages, des contaminations, d’êtres et de régimes : ils sont parfois très nets, parfois difficiles à circonscrire et surtout à nommer. Mais il se passe aussi entre les images tant de choses nouvelles et indécises parce que nous passons aussi, toujours plus, devant des images, et qu’elles passent toutes d’autant plus en nous, selon une circulation dont on peut essayer de cerner les effets. Si cet entre-deux des images, décrit par Raymond Bellour, s’ancre parfaitement dans la production d’œuvres contemporaines en général, il semble littéralement s’incarner dans les œuvres en mouvement de Jacqueline Mesmaeker. (…)

L’idée d’entre-images prend également tout son sens dans deux de ses œuvres Matthis et Naoïse (2002). Ces deux œuvres, courtes et muettes, qui filment respectivement en plan frontal et fixe deux jeunes garçons roux, assis derrière une table devant un fond uni, l’un en débardeur se lavant les mains au savon dans une bassine blanche, l’autre coupant maladroitement une pomme, après avoir enfilé des gants verts. Rien n’est imposé, mais la filiation aux toiles d’Holbein le jeune s’infiltre dans les couleurs qui se répondent (les cheveux roux, le fond et les gants vert), la simplicité des gestes et la frontalité du cadrage. Bien loin de toute nostalgie dans leur rapport au passé, ces œuvres fascinantes dans leur simplicité tiennent bien de l’entre-images, appartenant à plusieurs strates temporelles, entre cinéma et peinture, parfois mémoire, parfois souvenir, ou trace, dédale, écran, fantasme. (Muriel Andrin, 2011)