Marie Zolamian

Saturne, 2019

Huile sur toile sur panneau, 41 x 52,5 cm

STATEMENT

 

Marie Zolamian’s (born in Beirut in 1975; lives and works in Liège) work takes the form of a series of sequences. Accordingly, she is building up a body of work over time, which amounts to an experimental documentary on a fictional ethnology, the experiment of self-rooting in a globalised world, which mixes lifestyles, thoughts, and stories that are both Eastern and Western. “I am trying to take ownership of the heritage of chosen communities that are foreign to me; I am questioning the concept of affiliation and belonging to a community, or a region”, says Marie Zolamian. These “chosen exiles” in micro-localities enable me to encounter micro-stories. Their common trait is that they are based on a tale, or a testimony that affects both the individual and the group, starting from a subjective attachment to a place or an inherited object. All of this is experienced as repeated attempts at integration, in places where relationships – which are sometimes conflictual – are being established between identity, tradition, and authenticity, between a place and a culture”. The working process is developed in the course of a series of portraits, and of links between an environment and a story, regardless of whether it is individual or collective. Each portrait and each stage is the archive of a visual journey, an unknown individual here moving towards an unknown individual there. (Marie Zolamian)

Le travail de Marie Zolamian (Beyrouth, 1975, vit et travaille à Liège) fonctionne comme une suite de séquences. Ainsi constitue-t-elle au fil du temps un corpus qui constitue un documentaire expérimental d’une ethnologie fictionnelle, l’expérimentation d’un auto-enracinement dans un monde globalisé qui mixte des modes de vie, des pensées et des histoires tant orientales qu’occidentales. « Je tente de m’approprier, déclare Marie Zolamian, des patrimoines de communautés d’élections qui me sont étrangères ; j’interroge la notion d’affiliation et d’appartenance à une communauté, à un territoire. Ces « exils choisis » dans des micro-localités me font rencontrer des micro-histoires. Elles ont pour trait commun de reposer sur un récit, un témoignage qui touche l’individu et la collectivité, à partir d’un attachement subjectif à un lieu ou à un objet hérité. Et tout ceci se vit comme des tentatives d’intégration répétées, là où des relations – parfois discordantes – s’établissent entre l’identité, la tradition et l’authentique, entre un lieu et une culture ». Le processus de travail s’élabore au fil d’une série de portraits, de liens entre un environnement et une histoire, qu’elle soit personnelle ou collective. Chaque portrait, chaque étape est l’archive d’une trajectoire visuelle, un inconnu ici se déplaçant vers un inconnu-là. (Marie Zolamian)

 

 

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optimisé pour safari, chrome et firefox  |  propulsé par galerie Nadja Vilenne  |  dernière mise à jour  06.02.2016