MER MORTE

 

(...) En contrepoint du film, une longue table est recouverte de dessins. Des planches, des tables, un atlas. Nous feuilletons l’oeuvre à loisir, laissant divaguer notre «volonté de savoir» ; nous arpentons cette cartographie, ces lignes en tous sens. Nous ne refermons l’atlas, le recueil de planches qu’après avoir cheminé un certain temps, erratiquement, sans intention précise, à travers son dédale, son trésor. Celui-ci est d’ocre et d’eau, nous cheminons sur des rivages d’or et, imaginons-le, sous un ciel aussi bleu que la mer. C’est là, pour reprendre les mots de Maria Kodama à propos de l’Atlas de Borgès «un prétexte pour enraciner dans la trame du temps nos rêves faits de l’âme du monde». Les dessins sont de gouache et d’eau, certains sur Caravelle Vélin supérieur. Tous se nomment «Mer morte». Le sable est doré, l’or est liquide, c’est là le sel de la terre, cette alliance féconde.

 

MER MORTE

 

(...) In contrast to the film, we find a long table covered in drawings: plates, tables, an atlas. We can browse the work at leisure, letting our ‘will to know’ ramble; we survey the mapping, the lines, from every angle. We only close the atlas, the collection of plates, after having wandered a while, erratically, without any particular direction, through its maze, its treasure. A work in ochre and water, we wander along golden shores and picture it under a sky as blue as the sea. It is, as Maria Kodama described Borges’ Atlas, “a pretext to firmly root in the web of time our dreams made from the soul of the world.” The drawings are in gouache and water, some on high-quality Caravelle vellum. They are all called ‘Mer morte’ (Dead Sea). The sand is golden, gold is liquid; therein lies the salt of the earth, that fertile alliance.

 

 

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optimisé pour safari, chrome et firefox  |  propulsé par galerie Nadja Vilenne  |  dernière mise à jour  06.02.2016