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JACQUES CHARLIER - WERNER CUVELIER

LUXEMBOURG ART WEEK - THE FAIR  - L.A.W 3D

 

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Werner Cuvelier, Statistics V, 1974 (détail)

Jacques Charlier - Photos Sketch, Le connoisseur, 1974 (détail)

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WERNER CUVELIER

 

Au début des années 1970, Werner Cuvelier apparaît comme l'un des principaux artistes conceptuels de sa génération en Belgique. Il se fait connaître en produisant une série d'œuvres - conceptualisées comme des recherches - qui cherchent à transformer en forme visuelle les données "objectives" et les relations statistiques qui sous-tendent les mécanismes de la production, de la distribution et des échanges culturels. Son but ultime n'était pas la production d'une image en soi, mais plutôt la déconstruction, par des représentations visuelles, des relations quantitatives qui sous-tendent ce qu'il appelle "le problème de l'art".

 

Werner Cuvelier a fréquenté l'école d'art Sint-Lucas de la ville de Gand, où il a obtenu son diplôme en 1963. Peu après, il est devenu membre du Visueel Opzoekcentrum [Centre de recherche visuelle] fondé en 1962 par Octave Landuyt et du Groupe IX de Gand, ce qui l'a mis en contact avec d'autres membres de sa génération, dont René Heyvaert, Leo Copers et le critique d'art, futur conservateur de musée, Jan Hoet.

Cuvelier commence très tôt à exposer ses œuvres à la Galerie Richard Foncke et à la Galerie Plus Kern à Gand, tandis que dans les années 80, il expose principalement à la Galerie l'A et chez Cyan, l'actuelle Galerie Nadja Vilenne, à Liège.

 

S'inspirant des œuvres de Joseph Kosuth, Sol Lewitt, Dan Van Severen, René Heyvaert et, surtout, des représentations abstraites d'Agnes Martin ainsi que des "enquêtes" de Hans Haacke, Werner Cuvelier a développé une stratégie artistique unique pour l'organisation, le catalogage et l'inventaire de toutes sortes de données objectives qu'il a utilisées pour révéler la nature finalement subjective et arbitraire des événements humains. Ces données étaient présentées sous forme de diagrammes, d'éditions de livres, de séries photographiques ou de notes.

 

Dans les années 1980, les travaux de Cuvelier se sont orientés vers une représentation plus picturale des relations géométriques et arithmétiques sous forme de purs indices minimalistes. Dans sa riche production de dessins, de peintures et d'œuvres conceptuelles, Cuvelier s'est éloigné de ses recherches sur les mécanismes du monde de l'art pour se concentrer plutôt sur les relations conceptuelles qui se cachent derrière des constructions mathématiques telles que le nombre d'or ou la série de Fibonacci.

 

JACQUES CHARLIER

 

Qu’il tente de libérer Venise d’une incroyable pudibonderie ou de réhabiliter Lamartine,  qu’il investisse toutes les doublures du monde dans un salon parlementaire, ou qu’il «warholise» ministres et autres célébrités, Jacques Charlier est, avec une saisissante labilité parodique et un sens critique aiguisé, un observateur attentif tant du microcosme du monde de l’art que de la société dans laquelle il agit. Naguère directeur des Zones Absolues, fondateur d’un Centre International de Désintoxication Artistique, pourfendeur d’idées reçues, d’anachronismes et incongruités, l’artiste vit et travaille en Wallagonie, ce pays où fleurissent les fronts de libération des chiens et des trottoirs, des coqs et des tilapias. En Wallagonie, il est de bon ton de fréquenter les centres de la lèche et de la brosse à reluire, les sociétés anonymes des bières et du tir aux pigeons, les comités de la tarte au riz et des marchés de Noël.

 

Sans cesse à la recherche de la meilleure adéquation entre l'idée et le médium, Jacques Charlier privilégie une approche pluridisciplinaire. C ‘est un caméléon du style, un activiste «non exalté », un lecteur attentif de Jean Baudrillard comme de Paris Match qu’il parodie lorsqu’il s’agit d’éditer ses propres travaux. De cette société de l’art contemporain, il est très vite devenu, dès le la fin des années 60, l’observateur agissant des us et coutumes. Avec érudition et labilité. Avec humour et bon sens, lorsque Sergio Bonati, son hétéronyme, déclare : «En Art pour être le premier, il est vivement conseiller d’être le suivant ». Ses caricatures, textes, bande dessinées, ses photographies de vernissages sont à la fois une la chronique d’une époque, un regard amusé, mais sans complaisance sur ce fort remuant microcosme, un abrégé des pratiques d’avant-garde, un démontage des discours théoriques qu’il détricote allègement, une critique permanente de la Curie et de l’incurie artistique.

 

«Des symbolistes à Charlier, écrit Yves Randaxhe, en passant par Duchamp (et naturellement Magritte), on osera aussi tendre un fil rouge qui va de l’ambition annoncée par Jean Moréas dans le Manifeste du Symbolisme de «vêtir l’idée d’une forme sensible» à la volonté duchampienne de «remettre la peinture au service de l’esprit», jusqu’au projet sans cesse réaffirmé du Liégeois de «mettre l’art au service de l’idée». C’est clair, l’héritage d’Ensor, de Rops ou de Magritte, le compagnonnage vécu avec Marcel Broodthaers, cela ne compte pas pour du beurre. Le doute, le décor, la pompe, car la peinture pompière a ses lettres de noblesse, le pamphlet, le simulacre sont autant d’armes redoutables.  L’irrévérence est une attitude. Et lorsqu’il ne la pratique pas lui-même, Charlier lui rend hommage.

 

 

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optimisé pour safari, chrome et firefox  |  propulsé par galerie Nadja Vilenne  |  dernière mise à jour  06.02.2016